Réduire la consommation de plastique en entreprise : guide pratique 2025

reusable bottles, tabel, blue background

Réduire le plastique en entreprise n’est plus un simple engagement écologique : c’est devenu une nouvelle façon de travailler. 

 

Partout en France, des PME et des grands groupes réinventent leurs habitudes, repensent leurs emballages et forment leurs équipes. 

 

Dans cet article, découvrez des exemples concrets d’entreprises qui ont franchi le pas et prouvé qu’on peut conjuguer performance, responsabilité et bon sens — sans renoncer à l’efficacité.

 

Comprendre les effets du plastique sur l’environnement et l’économie

Impossible d’y échapper : le plastique est partout. Dans nos bureaux, nos emballages, nos pauses déjeuner. Léger, pratique, économique… il a longtemps été vu comme la solution idéale. Aujourd’hui, on en mesure le revers.

 

Chaque année, la France consomme près de 5 millions de tonnes de plastique. Près de la moitié finit en emballages à usage unique : ces objets publicitaires qu’on utilise quelques minutes, puis qu’on jette. Mais une fois partis à la poubelle, ils ne disparaissent pas. Ils voyagent. Vers les rivières, les océans, puis se transforment en microplastiques invisibles, qui se glissent dans l’eau, les sols, et même dans nos assiettes.

 

Et les entreprises ne sont pas épargnées. Le coût des déchets augmente, les matières issues du pétrole se font plus chères, et les attentes changent. 

 

Clients, partenaires, collaborateurs… tous regardent différemment la façon dont une marque agit.


Réduire le plastique, ce n’est plus un geste symbolique. C’est une preuve de cohérence, de respect et de bon sens. Une démarche qui valorise autant l’environnement que l’image de l’entreprise.

 

Réglementations actuelles et futures autour du plastique en France

La France a clairement pris position : réduire le plastique jetable et accélérer la transition vers des usages durables. Un engagement soutenu par une réglementation solide, qui trace la voie vers une économie plus circulaire.

 

Au cœur de ce mouvement : la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC), votée en 2020. Son objectif ? Mettre fin aux emballages plastiques à usage unique d’ici 2040. Pour y parvenir, le décret 3R — Réduction, Réemploi, Recyclage — fixe déjà des étapes concrètes à atteindre d’ici 2025.

D’ici 2025, les entreprises doivent :

  • Réduire de 20 % leurs emballages plastiques à usage unique, en privilégiant le réemploi et la recharge.

  • Supprimer les emballages dits “inutiles”, comme les suremballages ou les films de protection superflus.

  • Concevoir des emballages 100 % recyclables, pensés dès la création du produit.

Ces mesures encouragent toutes les entreprises à repenser leurs habitudes : conception, production, logistique, distribution… tout est concerné.

Ce qui a déjà changé

Depuis 2021, plusieurs produits du quotidien ont disparu : pailles, couverts, assiettes, gobelets, touillettes ou cotons-tiges. Les sacs de caisse jetables sont interdits, et la distribution gratuite de bouteilles d’eau en plastique dans les entreprises n’est plus permise.

Ce qui arrive bientôt

  • Les cantines et restaurants collectifs devront bannir les contenants en plastique pour la cuisson et le service.

  • Les lave-linges neufs devront intégrer un filtre à microfibres pour éviter la pollution invisible des eaux.

  • Et d’ici 2030, la France vise à diviser par deux la consommation de bouteilles à usage unique.

Autre mesure clé : la responsabilité élargie du producteur (REP). Désormais, toute entreprise qui met un produit emballé sur le marché doit aussi contribuer à la gestion de sa fin de vie. Autrement dit : celui qui produit participe aussi à recycler.

 

Anticiper ces changements, c’est gagner du temps et renforcer sa crédibilité. Les entreprises qui s’adaptent tôt prennent une vraie longueur d’avance.

 

Les étapes concrètes pour réduire la consommation de plastique

Réduire le plastique, c’est une aventure collective. Pas besoin de tout transformer du jour au lendemain : il suffit de commencer, pas à pas. Chaque geste compte.

1. Faites le point sur vos usages

Avant d’agir, regardez comment le plastique circule dans votre entreprise. Où se cache-t-il ? Emballages, fournitures, restauration, transport, logistique… tout mérite d’être observé. Un audit simple suffit pour repérer les postes les plus gourmands et les habitudes à revoir : bouteilles, gobelets, films plastiques… souvent, on ne s’en rend même plus compte. Ce diagnostic devient la base d’un plan d’action concret.

2. Repenser les réflexes du quotidien

Une fois le constat posé, passez à l’action. Remplacez les objets jetables par des versions durables : gourdes, tasses, couverts réutilisables, sacs en coton. Choisissez des fournisseurs responsables, qui limitent les emballages ou proposent des solutions consignées. Et dans vos bureaux ou entrepôts, simplifiez les emballages, réduisez les films plastiques, et privilégiez le recyclable. Des changements simples, mais qui font toute la différence au fil du temps.

3. Mobiliser les équipes

Un projet réussi, c’est d’abord une équipe impliquée. Expliquez la démarche, proposez des défis “zéro plastique”, organisez des ateliers pratiques. Installez des points de tri visibles, des fontaines à eau, de la vaisselle réutilisable. Et surtout, mettez en valeur les idées venues du terrain : elles sont souvent les plus efficaces.

 

Changer ses habitudes, c’est aussi créer du lien. En avançant ensemble, l’entreprise devient plus responsable, plus cohérente… et plus inspirante.

 

Solutions et alternatives pour une entreprise zéro plastique

Bonne nouvelle : il existe aujourd’hui des dizaines d’alternatives au plastique jetable. Des matériaux plus sains, plus durables, et souvent plus esthétiques. L’idée n’est pas de tout remplacer du jour au lendemain, mais de choisir les bonnes solutions, celles qui ont du sens pour votre activité.

1. Miser sur les produits réutilisables et recyclables

C’est la première étape la plus accessible. Exit les objets à usage unique : place aux gourdes publicitaires en inox, tasses réutilisables, couverts personnalisés en bambou ou lunchbox durables.
Dans les bureaux comme dans les espaces de pause, ces petits changements font une vraie différence.

 

Pour les expéditions et les emballages, optez pour des matières recyclées ou facilement recyclables : carton, papier kraft, fibres végétales. Le ruban adhésif en papier remplace sans souci le scotch plastique, et le calage papier protège aussi bien vos colis. Le plus souvent, ces alternatives ne coûtent pas plus cher… mais elles valorisent votre image.

2. Découvrir les nouvelles matières durables

L’innovation avance vite, et les solutions se multiplient. Certains emballages sont désormais fabriqués à partir de pulpe de canne à sucre, de cellulose, de champignon (mycélium) ou même d’algues. Résultat : des emballages solides, compostables, et parfois 100 % biodégradables à domicile.

 

On voit aussi apparaître des films hydrosolubles ou des bioplastiques biosourcés, capables de se dissoudre sans laisser de microplastiques. Ces alternatives s’adaptent aussi bien aux produits alimentaires qu’aux expéditions e-commerce.

 

Le plus intéressant ? Ces innovations ne sont pas réservées aux grands groupes. De plus en plus de fournisseurs français proposent des gammes écologiques accessibles aux PME.

3. Travailler avec des partenaires engagés

Changer ses pratiques, c’est aussi savoir bien s’entourer. Choisissez des fournisseurs et transporteurs qui partagent vos valeurs : emballages réduits, logistique optimisée, recyclage maîtrisé. Certains partenaires vont plus loin en proposant des systèmes de consigne, de recharge ou de collecte des emballages usagés.

 

Pour aller plus loin, appuyez-vous sur des labels reconnus :

  • Écolabel Européen ou NF Environnement, pour certifier vos achats.

  • Ocean Bound Plastic, pour garantir l’origine recyclée des plastiques collectés avant qu’ils n’atteignent la mer.

  • Ou encore des fournisseurs locaux, qui réduisent les transports et soutiennent l’économie française.

Ces choix envoient un message clair : votre entreprise agit, concrètement, avec cohérence et transparence.

4. Transformer la contrainte en opportunité

Adopter des alternatives, ce n’est pas seulement se conformer à la loi. C’est aussi renforcer sa marque. Un emballage recyclable ou une gourde réutilisable deviennent des supports de communication à part entière. Chaque objet, chaque geste raconte votre engagement. Et c’est souvent ce que les clients retiennent.

 

En choisissant des matériaux durables et des partenaires responsables, vous ne réduisez pas seulement vos déchets : vous faites évoluer votre image vers une marque moderne, utile et proche de ses valeurs.

 

Études de cas : des entreprises françaises qui montrent l’exemple

Agir pour réduire le plastique, ce n’est plus une option. Partout en France, des entreprises s’y mettent, chacune à sa façon. Certaines ont commencé petit, d’autres ont revu tout leur modèle. Leur point commun ? La volonté d’avancer, pas à pas, avec bon sens. Et les résultats sont là.

1. France Frais Val de Seine : réduire sans perdre en efficacité

Cette PME normande de l’agroalimentaire a commencé simplement : en triant mieux ses biodéchets. Mais très vite, la démarche a pris de l’élan. Films plastiques, emballages, intercalaires… tout a été observé, mesuré, repensé.

 

Résultat : des emballages réutilisés au lieu d’être jetés, des palettes optimisées, des conditionnements plus grands pour limiter les déchets. En un an, l’entreprise a divisé par trois ses déchets résiduels. Moins de collectes, moins de coûts, plus de cohérence.

 

Pas de grands slogans ici, juste du concret. Des actions simples, efficaces, et une équipe qui avance ensemble dans la même direction.

2. Plastipak : boucler la boucle du plastique

À Beaune, le site de Plastipak montre qu’innovation et écologie peuvent aller de pair. Ainsi, les bouteilles usagées ne deviennent pas des déchets : elles reprennent vie. Triées, lavées, fondues, elles sont transformées en nouvelles préformes — certaines faites à 100 % de plastique recyclé.

 

Ces préformes servent ensuite à produire de nouvelles bouteilles pour Coca-Cola, Danone et d’autres grands acteurs. Une boucle parfaite : locale, propre et rentable.

 

Cette réussite prouve qu’une filière circulaire peut fonctionner, quand la qualité du tri et la technologie s’accordent. Un bel exemple de ce que peut accomplir une industrie quand elle se donne les moyens d’évoluer.

3. Le secteur tertiaire : petits gestes, grands changements

Dans les bureaux aussi, le plastique recule. De plus en plus d’entreprises IT et de services troquent les bouteilles jetables contre des fontaines à eau, installent des îlots de tri et adoptent la vaisselle réutilisable. Certaines vont encore plus loin : mobilier de seconde main, matériaux revalorisés, aménagements pensés pour durer.

 

Ces gestes paraissent simples, mais ils changent tout. Ils créent une culture partagée, plus responsable, plus humaine. Quand les équipes s’impliquent, la démarche ne reste pas un projet RSE : elle devient un réflexe collectif, une vraie fierté d’entreprise.

 

Chaque exemple le montre : réduire le plastique, c’est à la portée de toutes les structures. Tout commence par une idée concrète, une envie sincère de faire mieux. Ces entreprises n’ont pas attendu que la loi les pousse à agir. Elles ont choisi de le faire, parce qu’elles savent qu’à long terme, agir simplement, c’est déjà agir durablement.

 

Vers une économie circulaire

Réduire le plastique, ce n’est pas une contrainte. C’est une évolution logique. Les entreprises qui s’y engagent repensent leur manière de produire, de consommer et de créer de la valeur.

 

L’économie circulaire repose sur une idée simple : rien ne se perd, tout se transforme. On réutilise, on répare, on partage. On pense global, on agit local. Chaque choix compte : le type d’emballage, la façon de trier, la place donnée à la sensibilisation.

 

Et les bénéfices suivent. Moins de gaspillage, moins de coûts, mais surtout une image plus forte, plus cohérente. Les clients, les partenaires, les talents… tous regardent différemment les marques qui agissent avec authenticité.

 

Adopter des pratiques circulaires, c’est bâtir une entreprise plus agile, plus inspirante, plus durable. Une entreprise qui laisse une empreinte positive — sur la planète, et dans les esprits.

 

Réduire la consommation de plastique en entreprise : un choix de bon sens

Chaque geste compte. Même le plus petit changement peut inspirer toute une équipe, tout un réseau. En repensant vos emballages, en impliquant vos collaborateurs, en choisissant des partenaires engagés, vous posez les bases d’un modèle plus juste et plus durable.

 

Moins de plastique, c’est moins de déchets, mais aussi plus de sens dans la manière de travailler. Les marques qui agissent aujourd’hui donnent le ton. Elles prouvent qu’on peut être performant, responsable et vrai à la fois. Et demain ? Ce sont elles qu’on retiendra. Celles qui auront choisi la cohérence, la simplicité et l’action. Chez Eurogifts, on en est convaincus : changer nos gestes, c’est déjà changer notre futur.